Depuis le mois d’avril et jusqu’à son interpellation le 29 juin, Jean Weneguei a séquestré à plusieurs reprises une infirmière libérale qui soignait sa grand-mère de 80 ans à Nouméa. Atteint de troubles schizophréniques et de délires paranoïaques, il a rendu la vie impossible à cette professionnelle de santé, allant jusqu’à la frapper et à la menacer de l’égorger. Il a été condamné à deux ans de prison ferme et incarcéré au Camp-Est.
Un cauchemar qui prend fin, mais qui laissera des séquelles pour longtemps. Dix ans après avoir été condamné à douze ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de Nouvelle-Calédonie pour tentative de meurtre sur une mère de famille de 42 ans à Val Boisé (Païta), Jean Weneguei refait parler de lui. Après avoir purgé sa peine au-delà du récif, incarcéré dans les centres pénitentiaires de Borgo (Corse), de Salon-de-Provence et de Marseille-Baumettes, le tout jeune trentenaire a récidivé en agressant une infirmière libérale dont la vie a basculé depuis qu’elle l’a rencontrée.
« Il avait un regard bizarre, comme un psychopathe. J’ai très, très peur de lui », témoigne-t-elle, en larmes, devant le tribunal correctionnel où Jean Weneguei est jugé en comparution immédiate. Tétanisée à l’idée d’être à nouveau confrontée à lui, cette mère de famille n’a pas réussi à tourner la tête pour le regarder. « Elle a sans doute eu de la chance, car à mon avis, un rien pouvait justifier un passage à l’acte criminel », avance Delphine Rixens, la procureure de la République.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche



