Ce samedi, nous sommes rentrés du marché de gros de Ducos, non seulement avec des carottes, des crevettes ou des choux de Chine, mais surtout les bras chargés de tout ce qui existe actuellement comme propagande électorale. À des heures différentes, elles étaient toutes là , les petites mains de la campagne, accompagnées ou non de la tête de liste ou de figures connues, arborant les tee-shirts au nom de la liste qu’elles défendent, et distribuant tout sourire dehors, les professions de foi, les programmes, les affiches. Chacune de ces équipes sur un bout de trottoir, toisant amicalement les équipes adverses, dans une ambiance bon enfant, sous le regard des passants, les électeurs de dimanche prochain. C’est ainsi les campagnes électorales en Calédonie, et il n’y aurait pas les réseaux sociaux sur lesquels les lâches et les dingues déchaînent leur haine, que l’on s’en porterait mieux, et que la démocratie serait mieux assurée. Ces opérations de tractages pèsent-elles sur le choix des Calédoniens ? Très certainement que non, mais il serait impossible à une liste et à des candidats que de ne pas aller ainsi à la rencontre de ceux qu’ils tentent de convaincre. Et ça sera encore le cas toute cette semaine, jusqu’à dimanche où les gens rencontrés à Ducos et ailleurs prendront place dans l’isoloir.
Nicolas Vignoles



