La police a interpellé un jeune de 20 ans pour avoir agressé, séquestré, battu et volé un octogénaire, des faits qu’il a reconnus. Un jeune de 20 ans, sans doute le digne représentant de cette jeunesse sans repère, en colère et abandonné par le système colonial dont s’émeuvent avec force affliction le FLNKS et les bonnes âmes de gauche. Cet auteur, je le ne connais pas. Sa victime en revanche je la connais. Un homme pour lequel j’ai le plus grand respect, un humaniste engagé depuis des lustres en faveur d’une société meilleure et qui n’a pour cela, jamais ménagé sa peine. J’imagine sa tristesse, sa douleur et sa peine de voir ce qu’est devenu sa Nouvelle-Calédonie en qui il croyait. Il est à l’image de tous nos anciens qui s’inquiètent de voir ce que nous sommes devenus, eux qui ont très certainement cru au mirage du vivre ensemble et du destin commun, et qui voient leurs espoirs détruits dans le regard de haine de ces jeunes que l’on dit perdus pour le monde et pour nous. Cette agression, ça n’est pas un fait-divers comme un autre, il a une autre portée, une autre signification et porte en lui bien d’autres conséquences, y compris personnelles pour cette victime, ce vieillard blessé et traumatisé, ainsi que sa famille.
Nicolas Vignoles


