Le 26e Congrès du pays kanak s’est achevé samedi après-midi, à Nouville, avec la passation de pouvoir entre Ludovic Boula et Richard Poarairiwa à la présidence du Sénat coutumier. Un moment intense, riche en émotions, qui clôture surtout quarante-huit heures de travail.
Le Sénat coutumier a un nouveau président. Le 26e Congrès du pays kanak s’est achevé samedi après-midi avec la traditionnelle passation coutumière. Un passage de témoin entre deux hommes, Ludovic Boula et Richard Poarairiwa, mais aussi entre deux aires, Drehu et Paicî-Cèmuhi. La jeunesse laissant la place à l’expérience. Mais si Richard Poarairiwa affiche quelques années de plus au compteur, il entend bien poursuivre le travail entrepris par son prédécesseur. « Je salue son engagement, sa constance dans le travail accompli au service de nos us et coutumes, de notre identité et de notre institution », a-t-il déclaré.
Mais, le temps, lui, ne cesse de s’écouler. Alors, dans une période « particulièrement difficile », et encore plus depuis le 13 mai 2024, le nouveau responsable de l’institution coutumière veut continuer d’avancer. « Nous sommes à un moment de vérité et à un tournant de notre histoire. Les crises économiques et sociales, les mutations du monde contemporain, les défis climatiques et environnementaux, les fractures qui traversent notre société et la perte de certains repères nous obligent à regarder notre réalité en face », a-t-il affirmé dans sa toute première prise de parole en tant que président du Sénat coutumier. Une période où, selon lui, le Sénat coutumier doit « prendre toute sa part » en étant « une force de proposition, un espace de dialogue mais aussi un repère lorsque le chemin devient incertain ».
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Claire Gaveau

