Ce 1er septembre, Céleste Fouquet-Maïza, 13 ans, fera sa rentrée à la prestigieuse école du ballet de l’Opéra national de Paris, à Nanterre. Une grande satisfaction pour la jeune élève de Sthan Kabar-Louët, exilée à Paris depuis deux ans et demi pour tenter de réaliser son rêve.
C’est une nouvelle vie qui attend Céleste Fouquet-Maïza. Dans quelques jours, la jeune fille va faire ses premiers pas dans la plus prestigieuse institution au monde, qui forme depuis plus de trois siècles l’élite des danseurs classiques. Elle est, à la connaissance de Sthan Kabar-Louët, son ancien professeur de danse à Nouméa, « la première élève calédonienne à accéder à cette prestigieuse école ».
De la gymnastique à la danse
Longs cheveux bruns, port de tête altier, démarche aérienne : Céleste se tient naturellement les pieds en « première position ». L’incarnation même de la danseuse. Pourtant, rien au départ ne la prédestinait à cette discipline. « Au départ, je voulais être gymnaste », raconte-t-elle. Une aventure entamée dès ses trois ans. Mais le couperet tombe vite : « On m’a dit que je n’avais pas les capacités physiques. » Avant son entrée au collège, vers dix ans, et sur les conseils de sa mère, Céleste bifurque vers la danse classique, qu’elle découvre dans l’école de Sthan Kabar-Louët, l’Avant-Scène. Encouragée par son professeur, ancien danseur de Maurice Béjart, elle tente une première fois sa chance à l’école de l’Opéra de Paris en novembre 2023, dans la catégorie des 8-11 ans.
Ce contenu est réservé aux abonnés.
Connectez vous pour y accéder !
Béryl Ziegler


