Si les tendances conjoncturelles de l’Institut d’émission d’Outre-mer pour le premier trimestre 2026 font état d’une légère progression du climat des affaires, celui-ci demeure dégradé – entre les conséquences des émeutes de 2024 et le manque de visibilité des chefs d’entreprise et, en toile de fond, la crise au Moyen-Orient.
Si l’Indice du climat des affaires (ICA) progresse de 2,7 points encore au premier trimestre 2026, « dans un contexte de soutien massif de l’État et du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie », il reste encore en deçà des niveaux relevés entre 2021 et 2023, indique l’IEOM dans sa note conjoncturelle. « Une large part du tissu économique calédonien » continue d’être affectée par les répercussions des émeutes. L’activité reste au ralenti, la situation financière des comptes sociaux, auparavant déjà fragile, est devenue critique, et « le territoire demeure fortement dépendant des aides en provenance de l’Hexagone », soulève l’IEOM.
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Isabelle Peltier



