Parmi les onze listes en lice pour l’assemblée de la province Sud, on retrouve notamment celle du FLNKS et de l’UNI. Une désunion indépendantiste qui n’était pas arrivée depuis le scrutin provincial de 2004. Pour tenter de comprendre les potentielles conséquences, retour sur 22 années d’élections.
Cette division, selon l’historien Luc Steinmetz, vient d’une « vieille rivalité ». Pour la première fois depuis 2004, plusieurs listes indépendantistes sont présentes sur la ligne de départ. Il y a notamment l’alliance entre le MNIS et Faire Pays conduite par Robert Kakué, la liste « Souveraineté Kanaky Nouvelle-Calédonie » de Dominique Chazal et Ronald Frère, mais aussi, et surtout, la liste du FLNKS (Johanito Wamytan) et de l’UNI (Louis Mapou).
Il y a vingt-deux ans, les conséquences pour l’UNI et le FLNKS étaient terribles : aucune d’elle n’avait obtenu le moindre siège à l’assemblée provinciale. Mais alors, pourquoi étaient-elles divisées ? « A chaque fois que l’on approche des élections en province Sud, explique Luc Steinmetz, la question se pose en raison d’une ancienne rivalité entre l’Union calédonienne et le Palika. » En 2004, les indépendantistes sont complètement éclatés. Ainsi, outre les deux « partis » historiques, Roch Wamytan mène également la liste « FLNKS pour l’indépendance », ce qui lui vaudra son exclusion de l’Union calédonienne cette même année. Avec trois listes engagées, les rares votes indépendantistes s’éparpillent et les prétendants ne parviennent pas à passer la barre des 5 % des votants. Une désillusion qui va quelque peu changer les futurs scrutins.
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Jade Esposito



