Réunis ce jeudi en séance publique, les élus du Congrès ont examiné un projet de loi du pays relatif à la pêche dans l’espace maritime calédonien, ainsi qu’un schéma directeur de la pêche hauturière. Des textes largement adoptés et présentés comme essentiels pour renforcer la souveraineté alimentaire, économique et maritime du territoire.
Objectif du projet de loi examiné hier : moderniser et sécuriser le cadre juridique de la pêche hauturière, jusque-là régi par une délibération datant de 2011. Le texte prévoit notamment de réserver les licences de pêche commerciale aux entreprises implantées localement et aux navires immatriculés en Nouvelle-Calédonie. Il renforce aussi les dispositifs de contrôle et crée un régime spécifique pour la pêche exploratoire. « La pêche calédonienne doit bénéficier à l’économie et à la population du territoire », a rappelé la rapporteure du texte, Valentine Eurisouké (groupe UNI), lors de la présentation du projet devant l’hémicycle.
Le schéma directeur adopté en parallèle fixe treize objectifs stratégiques, parmi lesquels le développement de la formation professionnelle, la structuration de la filière, la protection des ressources marines, l’amélioration des circuits de commercialisation ou encore le renforcement des moyens de surveillance. Le gouvernement a également insisté sur la nécessité d’adapter la réglementation aux nouveaux enjeux du secteur. Le texte permettra notamment à l’exécutif de fixer par arrêté des quotas de pêche, des périodes d’interdiction, des tailles minimales de capture ou encore des zones protégées afin d’assurer une exploitation durable des ressources marines. Les professionnels seront soumis à de nouvelles obligations déclaratives et à un suivi satellitaire des navires.
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Hugo Hmana



