L’exposition Persona ouvre au Château Hagen avec le collectif Libres comme l’Art. Au cœur du projet : le masque, un objet qui pose la question de l’identité. Les artistes combinent photographie, sculpture et mise en scène pour explorer cette question.
Jusqu’au 1er août 2026, cette exposition transforme le masque en quelque chose de bien plus que décoratif. C’est une vraie réflexion sur qui on est, sur ce qu’on montre et ce qu’on cache. Les trois artistes proposent des œuvres qui puisent dans des influences diverses, des univers visuels qui circulent mondialement, sans oublier de questionner les risques d’effacement des cultures locales. En Nouvelle-Calédonie, cette interrogation sur le masque prend un sens particulier. Ici, l’identité, les ancêtres et les rituels restent profondément importants. L’exposition crée un espace où les identités bougent, se transforment. Chaque pièce fonctionne comme un « Persona » : c’est un masque, mais c’est aussi un passage, une frontière entre ce qui est privé et ce qui est public.
Les masques présentés ne sont pas des copies d’objets historiques. Ce sont des créations contemporaines, nourries d’héritage mais pensées pour aujourd’hui. Ils racontent comment on vit maintenant, dans un monde où on navigue entre plusieurs mondes, plusieurs façons d’être. Certains masques provoquent, d’autres séduisent, d’autres encore questionnent en silence. C’est cette diversité qui fait la richesse de l’exposition. À travers la photographie et la mise en scène, les trois artistes montrent comment ces masques bougent, vivent, respirent. Ils ne sont jamais figés : chaque angle de vue, chaque lumière les transforme.
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Claire Rio-Pennuen




