Face aux fluctuations du marché mondial et à une situation financière fragilisée depuis la crise de 2024, l’Office de commercialisation et d’entreposage frigorifique (Ocef) va modifier son système de fixation des prix des viandes importées. Une réforme présentée comme une nécessité par les responsables de l’établissement, qui assurent vouloir préserver à la fois le pouvoir d’achat des consommateurs et l’équilibre de la filière locale.
Le nouveau dispositif doit entrer officiellement en vigueur le 1er juin 2026, avec une période de transition de deux mois laissée aux professionnels pour adapter leurs contrats et prévenir leur clientèle. Les premiers changements de prix pourraient ainsi apparaître à partir du mois de septembre. Pour Lionnel Brinon, président de l’Ocef, cette évolution était devenue indispensable. L’ancien système, basé sur des prix fixes définis par arrêté, ne permettait plus à l’établissement de suivre suffisamment rapidement les variations des cours mondiaux de la viande. « C’est un système ancien qui n’était plus adapté à la rapidité d’exécution des contrats avec les importateurs et aux fluctuations des cours internationaux », explique-t-il.
Avec cette réforme, l’Ocef souhaite désormais disposer d’un mécanisme plus souple permettant d’ajuster plus régulièrement les prix d’achat et de revente tout en conservant des marges encadrées par le gouvernement. L’établissement affirme que certains morceaux étaient parfois vendus à perte en raison du blocage des prix imposé par l’ancien système. « On veut retrouver une certaine liberté commerciale afin de garder une marge correcte sur les viandes importées tout en continuant à proposer une viande au prix le plus bas possible et avec la meilleure qualité », résume Lionnel Brinon.
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Hugo Hmana




