Hier, un premier site pilote inspiré du dispositif national des « Villages des solutions » a été lancé. Objectif : accompagner des jeunes parfois très éloignés de l’emploi en s’appuyant sur des acteurs de terrain déjà présents dans les quartiers et sur les entreprises prêtes à ouvrir leurs portes.
« Aujourd’hui, la jeunesse est de plus en plus éloignée de l’emploi. » Le constat dressé par Samuel Hnepeune est sans détour. Hier matin, le membre du gouvernement en charge notamment de la formation professionnelle a officialisé le lancement d’un premier « site pilote » du futur dispositif inspiré des « Villages des solutions », en partenariat avec la FEINC, le lycée Do Kamo et l’association Mana All. L’idée : créer des passerelles concrètes entre des jeunes en situation de décrochage, les organismes de formation et les entreprises. Le tout sans « créer une nouvelle usine à gaz », insiste Samuel Hnepeune. « Les dynamiques locales existent déjà. Il faut s’appuyer dessus et accompagner les acteurs qui travaillent déjà sur le terrain. » Le projet s’inscrit dans un contexte particulièrement tendu pour la formation professionnelle. Selon le membre du gouvernement, les budgets consacrés au secteur ont fortement diminué ces dernières années. « Quand j’ai récupéré le portefeuille, on était à environ 700 millions alors qu’on dépassait auparavant le milliard et demi », explique-t-il. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende: Inspiré du concept des « Villages des solutions », le dispositif doit permettre de créer des passerelles entre jeunes éloignés de l’emploi, organismes de formation, associations de terrain et entreprises.
Delphine Escanes



