Avant le vote au Sénat, le Congrès avait eu à se prononcer sur la proposition de loi inscrivant les natifs sur la liste provinciales. Un avis purement consultatif qui a confirmé les divergences.
Certains, tel Philippe Dunoyer, croyaient possible une unanimitĂ© sur l’inscription des natifs, il n’en a rien Ă©tĂ©. D’abord parce que le FLNKS a rĂ©affirmĂ© sa farouche opposition Ă toute idĂ©e de dĂ©gel du corps Ă©lectoral, mĂªme partielle, refaisant l’historique quasiment depuis la prise de possession. Ensuite parce que l’inscription des natifs ne peut Ăªtre un pis-aller, le gel du corps Ă©lectoral ayant Ă©tĂ© maintes fois dĂ©fini comme temporaire par les plus hautes juridictions, ainsi le Conseil d’État, la seule inscription des natifs n’est pas suffisante. C’est la position dĂ©fendue par les Loyalistes qui se sont abstenus et par le Rassemblement qui a votĂ© pour. Ces divergences profondes empĂªchent donc une unanimitĂ© sur une proposition de loi dont le bien-fondĂ© est nĂ©anmoins Ă©vident.
Des amendements
Lors de cette sĂ©ance au Congrès, les Ă©lus ont eu Ă se prononcer sur deux amendements dĂ©posĂ©s par l’Éveil ocĂ©anien. Le premier, qui a Ă©tĂ© adoptĂ©, prĂ©voit que les personnes radiĂ©es Ă leur insu de la liste provinciale bĂ©nĂ©ficient de procĂ©dures simplifiĂ©es pour Ăªtre rĂ©inscrites. Cet amendement a permis de mettre le doigt sur un problème dont on a finalement assez peu parlĂ©, mais qui est d’une singulière rĂ©alitĂ© politique. L’occasion de redire aux Ă©lecteurs de se faire confirmer qu’ils sont bien inscrits sur la liste Ă©lectorale spĂ©ciale provinciale. L’autre amendement Ă©tait plus spĂ©cieux sans doute, et il a Ă©tĂ© rejetĂ©. Il visait Ă exiger des maires, de NoumĂ©a en particulier, l’ouverture de tous les bureaux de vote Ă l’identique de ce qui existait avant le 13 mai 2024 et son cortège de destruction, des Ă©coles notamment. Cette exigence est celle du FLNKS qui estime que les regroupements de bureaux de vote pĂ©nalisent son Ă©lectorat des quartiers populaires, position soutenue par CalĂ©donie ensemble et l’Éveil ocĂ©anien. ReprĂ©sentĂ© par le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral du Haut-commissariat, BenoĂ®t Hubert, l’État a apportĂ© quelques prĂ©cisions majeures sur ce point Ă©minemment politique. « Soyons très clairs, a soulignĂ© BenoĂ®t Hubert, le vote dans les quartiers concernĂ©s est toujours très nettement infĂ©rieur Ă celui observĂ© Ă l’Ă©chelle de la ville de NoumĂ©a ». Le Haut-commissariat, Ă©tudiant les rĂ©sultats des scrutins de 2014, 2020, 2024 et 2026, a confirmĂ© que la participation Ă©lectorale est toujours plus faible dans les quartiers populaires et « l’impact du regroupement des bureaux de vote qui a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ© en 2024, a dĂ©clarĂ© le secrĂ©taire gĂ©nĂ©ral aux Ă©lus, n’a absolument rien changĂ© Ă cette Ă©volution ». Il a prĂ©cisĂ© que « le regroupement des bureaux de vote n’a pas eu de vĂ©ritable impact sur le niveau de la participation ».
CrĂ©dit : Capture écran CongrĂ©s NCÂ
Nicolas Vignoles




