Aucun cours n’a été dispensé mardi matin dans le lycée professionnel Escoffier, à Nouméa. Une mobilisation intersyndicale était organisée afin de dénoncer les conditions d’accueil des élèves et les conditions de travail des professeurs.
Mardi matin, à 8 heures, alors que tous les élèves et les enseignants sont normalement déjà en action dans les salles de classe, le parvis du lycée professionnel Escoffier grouille encore de monde. En cause, une mobilisation intersyndicale afin de dénoncer les conditions d’accueil et de travail. Sur les pancartes affichées pour l’occasion, les messages sont sans équivoque : « Lycée délabré = vie en danger », « LPCH en mode Squid Game. Amiante, fuite de gaz, salles inondées, électrisation, fournaise, rationnement », « Des murs dégradés, un lycée abandonné », « 1200 élèves, 400 repas, on est au lycée ou à Koh‑Lanta ? ».
Voilà la réalité vécue quotidiennement par les quelque 1 200 élèves de l’établissement nouméen et par les quelque 150 adultes membres du personnel éducatif. « On travaille dans des situations qui sont vraiment compliquées, il y a des fuites d’eau, aucun matériel adapté, du matériel informatique inexistant, des climatisations défaillantes, quand on est beaucoup dans la salle, il fait tout de suite très chaud, les toilettes c’est vraiment compliqué, exécrable même », dénonce Angels, élève en deuxième année de BTS, option cuisine. Il arpente les allées d’Escoffier depuis cinq ans maintenant, comme Ischa. « Les enseignants, ils font vraiment du mieux qu’ils peuvent. Mais, comme nous, ils sont bridés. On ne peut pas étudier correctement. C’est vraiment compliqué pour tout le monde », abonde ce dernier.
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Légende photo : Après une journée de manifestation, les élèves et enseignants devaient retrouver le chemin des classes dès ce mercredi.
Claire Gaveau



