Il y a 80 ans, la Nouvelle-Calédonie se voyait décerner la médaille de la Résistance française. Cet anniversaire a donné lieu hier à une cérémonie à la Croix de Lorraine, et l’occasion de réfléchir un peu. Si l’on ne sait pas de quoi l’avenir sera fait ni quel sera son visage, la Nouvelle-Calédonie a une histoire. Et n’en déplaise aux viragos de la décolonisation, ce passé est français. Et s’il est bleu-blanc-rouge de manière tonitruante, les Kanak y ont pris une part prépondérante, sans doute pas assez signalée dans les livres d’histoire. Mais personne ne peut nier au regard de ce passé et de cette histoire, bien souvent glorieuse, de ce que la Nouvelle-Calédonie est la France. Elle l’est justement pour son apport à l’Histoire de France, qui plus est dans des moments majeurs comme l’ont été les deux conflits mondiaux dans lesquels les Calédoniens de toutes les communautés se sont engagés. Or, on voit bien d’ailleurs, que dans le « processus de décolonisation » que certains veulent nous imposer, la négation de cette Histoire là est incluse. C’est pour ça qu’on ne voit jamais aucun responsable indépendantiste aux commémorations.
Nicolas Vignoles




