Un mois après les émeutes de mai 2024, deux femmes sans domicile fixe avaient violemment pris à partie Sonia Backes à Nouméa. Influencées par de fausses informations et des rumeurs virales diffusées en ligne, elles l’avaient injuriée et menacée de mort. L’une d’elles a été condamnée à de la prison avec sursis.
Elles étaient abreuvées de fausses informations et de rumeurs délirantes. Le 13 juin 2024, soit un mois après le déclenchement des violences insurrectionnelles menées par des militants indépendantistes, Sonia Backes avait été injuriée et menacée de mort alors qu’elle se rendait dans un restaurant, à Nouméa. Deux femmes sans domicile fixe, âgées de 37 et 38 ans, s’étaient approchées de la présidente de la province Sud pour l’agresser verbalement. Les propos étaient extrêmement violents : « je vais te tirer dessus » ; « si tu n’arrêtes pas de tirer sur les jeunes, on tirera sur tes enfants » ; « bourre ta mère » ; « dégage de là , sale blanche », énumère le président du tribunal correctionnel de Nouméa, qui examine enfin cette affaire après cinq renvois.
Face à la menace, les policiers chargés de la protection rapprochée de l’élue étaient intervenus. « S’ils n’avaient pas été là , elles m’auraient agressée physiquement », avait estimé Sonia Backes. Un policier du Raid, chargé de sa surveillance, l’a confirmé : « Lorsqu’elles ont reconnu Sonia Backes, l’une d’elles a haussé le ton. Elle était vindicative et virulente ». Fortement alcoolisées, les deux femmes avaient bu du vin récupéré dans les décombres d’une cave incendiée.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




