Il devait y avoir une réunion générale, ça s’est transformé en deux réunions distinctes, n’empêche qu’il y a eu rencontre et dialogue, et on nous annonce et promet qu’il y en aura d’autres. Serait-on à l’aube d’un miracle ou allons-nous devoir encore attendre on ne sait quoi ? Toujours est-il que Sébastien Lecornu a décidé, semble-t-il, de reprendre le dossier en main, la Nouvelle-Calédonie ayant été à maintes reprises, ces dernières décennies, la chasse-gardée du Premier ministre. Ne nous leurrons pas et ne nous abreuvons pas de faux espoirs. Bougival, mal engagé depuis son rejet par le FLNKS, n’en est pas d’équerre pour autant. La priorité est apparemment de convaincre les uns et les autres de faire en sorte que les élections provinciales, y compris si elles se tiennent avant le 28 juin, soient organisées avec un corps électoral partiellement dégelé, et dégelé au-delà des seuls 12 000 ou 13 000 natifs. Cela va donc demander de la discussion, de la négociation et de l’entregent, et Sébastien Lecornu est connu pour être un négociateur hors-pair, il l’a démontré lors du vote du budget. Alors pourquoi pas ? A condition bien sûr, que ça ne soit pas au détriment de tous ceux qui défendent leurs convictions et leurs idéaux, majoritaires dans le pays, dans la légalité, sans rien détruire ni menacer, comme les autres l’ont fait le 13 mai. En fait, cette séquence va nous permettre de savoir, une bonne fois pour toute, où se situe l’État et de quel côté il entend faire pencher la balance.
Nicolas Vignoles




