Le droit de vote est un acquis politique, il prévoit que tout français majeur a le droit de vote sans distinction de sexe, d’origine, de religion ou d’idéaux politique. Un droit ancien appliqué y compris sous l’ancien régime sous la forme du suffrage censitaire, et qui connait des aménagements régulièrement. Ainsi en 1994, il a été mis fin à la suppression automatique du droit de vote aux détenus, le droit de vote a été ouvert aux SDF en 1988, et aux personnes sous tutelle en 2005. A quelques exceptions près, tout le monde peut voter en France, y compris les ressortissants des pays européens pour les élections européennes. Sauf en Nouvelle-Calédonie. Or, quoi qu’on dise et quoi qu’on pense, la Nouvelle-Calédonie même largement autonome et compétente demeure un territoire de la République, une terre française. C’est ce qui rend le gel du corps électoral, et surtout son prolongement dans le temps, totalement iniques. Ce qui est tout autant stupéfiant, c’est la résilience de ceux qui sont privés de ce droit, dont la colère demeure néanmoins mesurée au regard du préjudice qu’ils subissent. Il faudra quand même bien un jour, les choses rentrent dans l’ordre et que le droit de vote soit rendu à tous.
Nicolas VignolesÂ



