Selon nos informations, la justice a rejeté la requête de Frédéric Marchi-Leccia, ancien directeur de la Sécurité civile en Nouvelle-Calédonie (DSCGR), qui contestait la fin de ses fonctions en juillet dernier. Les juges estiment que la rupture du lien de confiance avec le gouvernement justifiait légalement son éviction, malgré le classement sans suite des enquêtes pénales. La défense envisage de faire appel.
La justice lui a donné tort sur tous les points. Selon nos informations, le tribunal administratif de Nouvelle‑Calédonie a rejeté la requête de Frédéric Marchi‑Leccia, qui contestait son éviction. L’ancien directeur de la direction de la sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR) dénonçait une décision intervenue au cœur d’une polémique médiatique, de coups fourrés et d’une ambiance interne délétère.
Détaché sur le territoire depuis 2020, ce contrôleur général des sapeurs‑pompiers professionnels avait vu ses fonctions brutalement interrompues par un arrêté du 9 juillet 2025, après plusieurs mois de turbulences internes. En cause : des soupçons de « favoritisme », de « détournement de biens ou de fonds publics » et de « faux et usage de faux ». Des allégations que l’intéressé a toujours contestées. Un signalement au parquet du directeur adjoint, Victor Lethezer, évoquant de graves irrégularités dans la gestion du dispositif d’indemnisation des sapeurs‑pompiers volontaires et de certains frais de mission, ainsi qu’un audit interne pointant « divers dysfonctionnements » — dont des ordres de mission fictifs au bénéfice de sa conjointe, des irrégularités comptables ou encore l’utilisation de fonds publics à des fins personnelles — avaient précipité la fin de ses fonctions.
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Jean‑Alexis Gallien‑Lamarche




