Les Loyalistes soutiennent ouvertement la manifestation pacifique organisée par l’association Un cœur une voix, qui vise à défendre le dégel du corps électoral. Un rassemblement qui doit être, pour le parti non-indépendantiste, « un combat pour la démocratie ».
« Accepter ces conditions (…) c’est accepter que la peur s’impose »
Une position évidemment défendue par les Loyalistes. Dans un communiqué transmis dimanche, le parti non-indépendantiste soutient sans surprise la mobilisation en faveur du dégel du corps électoral alors que le Caillou se trouve « à un moment décisif de son histoire ». « Ce qui se joue à Paris dépasse largement un simple débat politique : c’est un véritable choix de société », assurent les Loyalistes, qui rejettent la tenue des élections provinciales en juin prochain, le gel du corps électoral ou encore la sous-représentation des élus de la province Sud au Congrès. Et de poursuivre : « Accepter ces conditions, ce n’est pas faire le choix de la paix. C’est accepter que les mois de violences, les destructions, les incendies de maisons et d’entreprises commis par la CCAT aient pesé sur les décisions nationales. C’est accepter que la peur s’impose. Que la contrainte remplace les urnes. Que la force prenne le pas sur la liberté ». Avec le risque, à terme, que chaque crise devienne « un levier de pression ».
C’est pourquoi, en soutenant la manifestation et en appelant les Calédoniens à se mobiliser, les Loyalistes assurent défendre « un combat pour la démocratie, pour l’égalité entre les citoyens, pour l’équilibre de nos institutions et pour notre avenir commun ».
Un rendez-vous « pacifique… mais déterminé »
Pacifique, mais déterminé. Voilà comment l’association Un cœur une voix présente la grande mobilisation citoyenne. Le rassemblement est programmée mardi 31 mars, à partir de 11 h 45 devant les grilles du Haut-commissariat de la République. « Ce rassemblement sera statique, pacifique et digne. Mais il sera aussi ferme, visible et déterminé. Nous ne sommes contre personne. Mais nous refusons désormais d’être ignorés », assure l’association.
C.G.




