Quels ont été les enseignements du premier tour, dans quel état d’esprit elle se trouve et quels sont pour elles les enjeux de cette municipale : Sonia Lagarde fait le point à quelques encâblures du second tour. Avec un score de 49,98%, la maire sortante aura manqué de 8 voix une élection au premier tour. Elle sera opposée dimanche à Virginie Ruffenach, qui a obtenu un peu plus de 21% des voix au premier tour, et à Philippe Dunoyer, qui a engrangé 11,20% des suffrages exprimés.
Quels sont pour vous les grands enseignements de ce premier tour, quel est par exemple votre point de vue sur le taux de participation ?
Je constate que le taux de participation au premier tour des municipales à Nouméa en 2026 est supérieur de plus de 6 % à celui de 2020, même si les deux élections sont difficilement comparables : le scrutin de 2020 a tout de même été plombé à la fois par le Covid et par la dépression Gretel. On est cependant toujours en‑deçà de ce qu’on pourrait espérer. Faut‑il conclure de ces résultats que la population est fatiguée d’aller voter ? Mais cela implique juste de prendre une demi‑heure de son temps pour aller glisser son bulletin dans l’urne, et ce sur un territoire où des personnes sont privées du droit de vote pour d’autres élections ! Pour autant je relève que la démocratie est vivace, puisque nous n’avions pas moins de huit listes au premier tour sur Nouméa.
Et sur les enjeux politiques qu’on a voulu voir dans cette élection municipale ?
Cette élection a malheureusement pris une tournure politicienne en raison des postures de certains candidats. J’ai encore entendu que je me serais positionné contre le dégel du corps électoral au moment des émeutes ! Des faits qui remontent à la visite du président de la République à Nouméa le 23 mai 2024. Les infrastructures touchées par les incendies fumaient encore. Emmanuel Macron a évoqué avec moi la réunion du Congrès de Versailles pour le dégel – qui avait quand même servi de déclencheur aux émeutes. J’ai pensé à tous les Calédoniens qui avaient souffert, aux dégâts dans ma ville et j’ai usé de ma sagesse pour demander au président de laisser un peu de temps au temps avant de reprendre les discussions. C’est tout.
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Propos recueillis par Isabelle Peltier




