Au terme de deux jours de procès devant la cour d’assises de Nouvelle-Calédonie, Auguste M. a été reconnu coupable du viol « organisé et prémédité » d’une mère de famille, qu’il avait réveillée en pleine nuit et menacée avec un couteau dans sa maison du Vallon-Dore, en mai 2023. Les magistrats et jurés ont suivi les réquisitions du ministère public.
La peine maximale prévue par le code pénal. Au deuxième jour d’audience, vendredi, la cour d’assises de Nouvelle-Calédonie a condamné Auguste M. à vingt ans de réclusion criminelle pour le viol d’une femme, sous la menace d’une arme blanche, commis dans la nuit du 30 au 31 mai 2023 au Mont-Dore.
Depuis jeudi, la cour et les jurés tentent de comprendre ce qui a poussé l’accusé à faire vivre une nuit effroyable à une femme qu’il ne connaissait pas. Mais Auguste M., âgé de 31 ans, n’a rien dit, ou presque. Il a traversé son procès comme un fantôme, la plupart du temps la tête baissée. L’avocat général, Nicolas Kerfridin, a évoqué un « coup de foudre morbide » : après avoir « flashé » sur elle à la sortie d’un magasin, le trentenaire aurait fantasmé pendant des mois avant de passer à l’acte. « Il la suit, fait des repérages de sa maison. L’obsession grandit au fil des jours. Jusqu’au 30 mai, où il est envahi par un désir sexuel. Il ne renoncera pas à son objectif. C’est la nuit du chasseur », a décrit l’accusation.
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche




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