Contester, fragiliser, délégitimer l’organisation du scrutin. Voilà une stratégie que l’on ne connaît que trop bien, et qui, depuis quelques semaines, revient en force. Certains indépendantistes multiplient les initiatives pour contester les conditions du scrutin municipal. Dernier épisode en date : le recours déposé par la présidente du MNIS et candidate à la mairie de Nouméa contre la concentration des bureaux de vote dans huit lieux de la capitale, au motif qu’elle porte « atteinte à l’exercice du droit de vote ». Une organisation consécutive aux émeutes dont la tête de liste oublie au passage de préciser qui en est à l’origine. Toujours est-il que sa démarche a fait « pshitt », et que le tribunal administratif a finalement rejeté sa requête. L’organisation validée par le Haut commissariat est donc maintenue. Un revers judiciaire de plus pour ceux qui tentent d’installer l’idée d’un processus électoral biaisé. On peut néanmoins s’attendre à ce que ceux-là mêmes crient à l’insincérité du scrutin parce que des électeurs des quartiers Nord n’auront pas pu se rendre aux urnes. Une tactique dans laquelle ils sont passés maîtres. Mais à deux jours du premier tour, une chose est sûre : malgré les tentatives répétées pour en contester les règles, le scrutin aura bien lieu. Et la démocratie l’emportera.Â
Béryl Ziegler



