Un territoire comme la Nouvelle-Calédonie peut-il assumer d’avoir deux compagnies aériennes ? La question n’est évidemment pas nouvelle alors que le débat revient régulièrement sur la table. Certains évoquant tantôt un rapprochement, d’autres songeant même à une fusion. Et force est de constater, en 2026, que la situation n’est toujours pas réglée. Un grand pas a pourtant été fait avec le déménagement d’Air Calédonie à Tontouta après de longs mois de travail, d’aménagement, de discussions… Et si le déménagement a évidemment fait grincer des dents sur les îles Loyauté, il a vu le jour sans grand bouleversement, ni sans grande mobilisation. Les investissements ont été faits, les travaux ont été menés. Et maintenant que tout est prêt, ça râle et ça bloque. Quitte à voir Air Calédonie, pourtant si chère à certains, se crasher. Et les politiques indépendantistes, même ceux ayant défendu le projet il y a encore quelques mois, appellent à faire demi-tour. C’est aussi ça la Nouvelle-Calédonie : un pas en avant, deux pas en arrière. Puis, quand on est face à un mur, on appelle la France. Cette France que certains rêvent pourtant de quitter.
Claire Gaveau




