L’ensemble des organisations syndicales et patronales se sont réunies hier au siège du Fonds social de l’habitat à Dumbéa. Elles sollicitent un nouveau rendez-vous avec la présidente du Congrès Veylma Falaeo au sujet du 2% FSH, désormais ponctionné à 30% pour le financement de l’aide au logement après le vote d’un amendement le 23 décembre dernier. Les partenaires sociaux continuent de dénoncer un « mépris » des élus pour le dialogue social.
Les organisations syndicales et patronales se disent « toutes alignées » pour la défense du 2 % FSH, cet acquis historique issu d’un conflit syndical datant de 1964. Alignées, elles le sont aussi pour dénoncer la « méthode unilatérale » employée par le gouvernement, les « mensonges » qui auraient été proférés au fil des derniers mois et le vote en séance d’un amendement au projet de loi du pays visant à réformer et pérenniser l’aide au logement, sur lequel le FSH n’aurait à aucun moment donné son accord. Et ce sont des mots très forts — et unanimement partagés — qui ont été prononcés hier dans la grande salle de réunion du siège du Fonds social de l’habitat. « Nous sommes tous réunis, patrons et salariés : cela laisse supposer que des choses graves se profilent à l’horizon », a résumé Christophe Coulson, le secrétaire général de l’UT-CFE-CGC. Pour Elsa Fernandez, de la FEINC, « les politiques ne sont pas avec nous mais à côté de nous. Le dialogue social est en train d’être détruit ».
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Isabelle Peltier



