Depuis 1977, et à l’initiative des Nations unies, à l’époque où ces dernières tenaient encore un rôle, le 8 mars a été instauré comme journée internationale des droits des femmes. Depuis ce jour, le 8 mars est marqué par un certain nombre d’initiatives et d’organisations qui mettent les femmes à l’honneur. Beaucoup pensent que cette opération, même internationale, est assez réductrice, en ce que ses échos sont moindres et surtout qu’elle ne met pas fin aux inégalités et aux injustices auxquelles les femmes sont confrontées. Ne serait-ce que chez nous. En quoi le 8 mars, en dépit de tout ce qui est organisé ce jour-là et des messages qui sont passés, a-t-il contribué à réduire les violences faites aux femmes ? En quoi cette journée a-t-elle permis de réduire les ineptes inégalités salariales toujours béantes et existantes ? Ce n’est pas démagogue que d’assurer qu’en Nouvelle-Calédonie en 2026, la place de trop nombreuses Calédoniennes n’est guère enviable. Et pourtant, des efforts ont été faits, ne serait-ce que de la part de la justice ou des forces de l’ordre pour lesquelles la lutte contre les violences faites aux femmes est une priorité. Mais il y a encore tant à faire ! Alors oui, donnons un vrai sens au 8 mars, espérons que cette journée participe à la prise de conscience nécessaire que les choses ne peuvent rester en l’état. Ce sera déjà un premier pas.
Nicolas Vignoles



