La néo-banque Be-bunk  a été victime d’un piratage informatique qui a entraîné la « fuite de données » de quelque 13 400 clients dont une large partie en Nouvelle-Calédonie. Contactée par la rédaction, la société affirme que « la crise est gérée ».
C’est le média Tahiti-Cryptomonnaies.com qui a lancé l’alerte, évoquant dans la nuit du 2 au 3 mars (en Polynésie française) un « hack massif » de la fintech d’origine calédonienne, par ailleurs implantée en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna. Le piratage a été revendiqué sur des forums spécialisés et porte, selon les hackers, sur 75 millions de lignes de code, représentant très de 200 Go de données personnelles et bancaires.
« La crise est gérée, les failles sont corrigées, les clients sont informés»
S’il ne cherche pas à minimiser la gravité des faits, Olivier Loisel, le directeur des opérations de Be-bunk en Nouvelle-Calédonie, se veut pour sa part plus nuancé et rassurant. S’il confirme une « fuite de données », il précise que « le système de gestion des comptes clients n’a pas été impacté ni altéré ». Autrement dit, les mots de passe et accès aux comptes n’ont pas été piratés. « Toutefois, c’est un sujet que nous prenons très au sérieux, parce que ce sont des données de nos clients ». Auraient fuité des informations telles que le nom, prénom, adresse email, numéro de téléphone et IBAN de quelques 13 400 clients situés en Nouvelle-Calédonie, en Polynésie française et à Wallis-et-Futuna. Dès la découverte de l’incident, mercredi à 5 h du matin en Nouvelle-Calédonie, la néo-banque dit avoir pris des mesures immédiates : « La crise est gérée, les failles sont corrigées, les clients sont informés, insiste Olivier Loisel. Nous avons choisi une communication directe avec eux et non via les réseaux sociaux ». Une plainte a été déposée et l’enquête suit son cours. Cette affaire intervient dans un contexte déjà délicat pour la fintech, fragilisée ces derniers mois par des procédures judiciaires visant sa fondatrice en Nouvelle-Calédonie.
Béryl Ziegler




