Les perturbations du trafic aérien provoquées par la guerre au Moyen-Orient n’épargnent pas la Nouvelle-Calédonie. Moins d’une semaine après le début du conflit, voler vers, ou au retour de l’Europe, s’avère extrêmement compliqué.
« On a des clients qu’on essaie d’acheminer vers l’Europe mais depuis le début de la semaine c’est difficile : tout est bouché », assène Vaea Frogier, la présidente du syndicat des agences de voyage. Les principales compagnies du Golfe – Emirates, Qatar Airways et Etihad, connues et choisies pour leurs tarifs compétitifs, sont à l’arrêt et ont déjà annulé plus de 10 000 vols. Leurs aéroports d’origine, qui sont des « hubs », des zones de transit fréquentées chaque jour par des centaines de milliers de voyageurs, sont presque complètement fermés depuis samedi dernier. La fermeture des couloirs aériens de la zone place le trafic mondial dans un goulot d’étranglement. En clair : on ne peut plus faire voler autant d’avions. Le nombre de vols entre les continents asiatique et européen diminue. Et si les compagnies qui relient Singapour ou Bangkok à l’Europe fonctionnent bien, elles sont prises d’assaut.
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Isabelle Peltier




