Hier était un grand jour pour l’usine du Sud. Après de longues années de construction, Lucy, le centre de traitement et de stockage des résidus à sec, a été inauguré au pied du barrage KO2.
Sept ans. C’est la durée qu’il aura fallu au projet Lucy pour sortir de terre. On est très heureux, enfin, de pouvoir inaugurer cette magnifique installation d’assèchement des résidus, qui va nous donner de la visibilité à beaucoup plus long terme sur la gestion de nos résidus, a déclaré Thibaut Martelin, président de PRNC. Même satisfaction pour la présidente de la province Sud, Sonia Backes, qui était présente à l’inauguration. Malgré toutes les crises qu’a traversées l’usine du Sud, nous avons réussi à ce que ce projet sorte enfin de terre.
Des résidus secs à 70 %
L’unité devrait entrer en production dans les prochains jours. Concrètement, elle permettra de sécher les déchets miniers générés par le procédé hydrométallurgique et de les empiler de manière compacte, en lieu et place de la méthode actuelle qui consiste à les déposer sous forme liquide derrière le barrage KO2. Ces déchets, asséchés à hauteur de 70 %, seront stockés dans un parc à résidus en contrebas. Il y avait en quelque sorte urgence à basculer sur ce nouveau procédé, le bassin derrière KO2 arrivant à quasi saturation avec un taux de remplissage de 80 %. Il fallait donc que l’on puisse anticiper l’avenir et proposer un mode de stockage de nos résidus qui soit plus sûr, plus durable et dont l’empreinte environnementale soit moindre, a expliqué Thibaut Martelin. Sans la mise en service de l’unité, l’usine du Sud aurait été contrainte de réduire sa production dès septembre.
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Légende photo : L’usine Lucy devrait démarrer dans quelques jours et débiter ses premières briques de boue compactées.
Béryl Ziegler




