Le dossier du transfert de Magenta à Tontouta est loin d’être clos. Des actions de protestation sont prévues la semaine prochaine.
Le transfert, annoncé depuis des mois maintenant, sera effectif à partir de lundi prochain. À compter de ce lundi, les avions d’Air Calédonie, en particulier ceux à destination ou en provenance des îles Loyauté et de l’île des Pins, décolleront et atterriront à Aéroport international de La Tontouta. Cela a demandé une phase d’aménagement de l’aéroport international et la mise en place d’un système de navettes, au prix de 500 francs le ticket. Ce transfert, dont on parle depuis des années et que le gouvernement comme Air Calédonie justifient comme nécessaire au sauvetage de la compagnie, a suscité des actions de protestation. Et celles-ci vont se poursuivre la semaine prochaine.
Tous les aérodromes bloqués ?
Ces actions vont prendre la forme de blocage des aérodromes, notamment celui de Aérodrome de Wanaham à Lifou, à l’appel du Comité de coordination coutumière, qui dit agir avec l’appui des trois grandes chefferies. Dans un courrier adressé à la direction d’Aircal, le président du Comité assure que « la décision envisagée de transférer les activités d’Air Calédonie de Aérodrome de Magenta vers Tontouta ne constitue pas une solution acceptable pour nos communautés et ne le sera jamais. Elle va à l’encontre des intérêts des usagers des îles et fragilise davantage l’équilibre économique et social de nos territoires ». Le Comité précise avoir « pris la décision de procéder à la fermeture de l’aérodrome de Wanaham à compter du 2 mars 2026, pour une durée indéterminée ». L’organisation, qui dit regretter d’en arriver à une telle extrémité, estime que cette décision lui apparaît « comme la seule voie permettant de faire entendre la voix des populations concernées ». Le Comité de coordination coutumière assure néanmoins être ouvert au dialogue et être prêt à rencontrer la direction d’Aircal « dans les plus brefs délais afin de rechercher une issue respectueuse des intérêts des usagers des îles ». On peut s’attendre à ce que des actions similaires soient menées sur les aérodromes de Maré et d’Ouvéa.
Légende photo : Le 20 février dernier, à l’issue d’une manifestation des usagers, une délégation avait été reçue au gouvernement
Nicolas Vignoles




