Dans le contexte économique actuel, la province Sud, en partenariat avec Bpifrance, a officialisé le lancement de Sud Relance lundi. Un dispositif destiné à « soutenir la reprise, la consolidation et le développement » des très petites et moyennes entreprises.
Voté le 4 décembre dernier en assemblée provinciale, Sud Relance est officiellement entré en action lundi. Une étape importante pour les très petites (TPE), petites et moyennes entreprises (PME) dans une période économique ô combien difficile depuis la crise insurrectionnelle de mai 2024. Le dispositif est ainsi présenté comme « un prêt participatif destiné à soutenir la reprise, la consolidation et le développement » des entreprises implantées en province Sud. « Pensé comme un levier concret de relance, Sud Relance vise à renforcer durablement la trésorerie des entreprises, en leur offrant des conditions adaptées à la réalité du tissu économique local : absence de garanties exigées sur les actifs de l’entreprise ou le patrimoine du dirigeant, et différé d’amortissement du capital, afin de permettre aux entrepreneurs de se concentrer pleinement sur la relance de leur activité, l’investissement et la création de valeur sur le territoire », détaille la Maison bleue dans un communiqué.Â
En résumé, l’idée est donc de faciliter l’accès à l’emprunt à des entreprises, grâce à un partenariat signé avec Bpifrance, en proposant un financement « sans exigence de garanties » mais aussi « à un taux dit bonifié ».  Ainsi, pour 1 franc engagé par la province Sud, Bpifrance apporte 2,4 francs supplémentaires. Une aide qui doit cependant être complétée par un prêt bancaire classique ou par un apport en fonds propres d’un montant au moins équivalent de la part de l’entreprise.Â
Une enveloppe d’un milliard de francs
Le dispositif peut ainsi être utilisé pour renforcer la trésorerie dans le cadre d’un projet de croissance ou de reprise d’activité, « par exemple pour reconstituer des stocks, embaucher du personnel, acheter du matériel, ou encore effectuer des travaux de rénovation », ou encore pour financer des investissements immatériels comme « la mise aux normes environnementales ou de sécurité, le recrutement de nouveaux collaborateurs, la formation des équipes, le développement commercial, la prospection de nouveaux clients, ou encore des actions de communication ».Â
Avec une enveloppe globale d’un milliard de francs, la province Sud « assume une part du risque aux côtés des entrepreneurs qui s’engagent dans la reconstruction et la relance de la Nouvelle-Calédonie », poursuit l’institution. Le montant du prêt est compris entre 5,9 millions et 35,8 millions de francs. Il est soit accordé pour une durée de 5 ans, avec un an de différé de remboursement du capital, soit pour une durée de 7 ans, avec deux ans de différé. Une manière de « laisser les entreprises se concentrer sur la relance et le développement de leur activité avant d’entamer le remboursement ».
Quelles entreprises ?
Le dispositif Sud Relance s’adresse exclusivement aux TPE et aux PME. Ces dernières doivent être à jour de leurs obligations fiscales et sociales, exercer leur activité principale en province Sud, être engagées dans un programme d’investissement ou ayant besoin de renforcer leur trésorerie et enfin être âgées de plus de 3 ans. « Certaines catégories d’entreprises et d’activités sont exclues du dispositif, notamment les SCI, les associations sans activité économique, les entreprises individuelles, ainsi que les secteurs de l’intermédiation financière, de l’immobilier, de l’agriculture, de la pêche et de l’aquaculture », précise la province Sud.
Légende : Une enveloppe d’un milliard de francs est consacrée à Sud Relance.
Claire Gaveau



