Le corps d’une femme transgenre de 45 ans a été retrouvé dans une rue du quartier de Saint-Quentin, dans la nuit de samedi à dimanche. Deux suspects ont été interpellés. Une information judiciaire pour homicide volontaire a été ouverte.
Un drame d’une extrême violence dont les circonstances restent floues. Dans la nuit du 7 au 8 février, le corps d’une femme transgenre de 45 ans a été découvert sur la voie publique, rue du Maréchal-Lyautey, dans le quartier de Saint-Quentin, à Nouméa. Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime a été retrouvée gisant inconsciente sur la chaussée. À l’arrivée des secours, son état était critique. La victime présentait « un volumineux enfoncement facial et de multiples écoulements de sang au niveau du visage », a indiqué le procureur de la République, Yves Dupas. Elle n’a pas survécu à ses blessures. Le décès a été constaté par un médecin du Samu à 1h 10. Les premières recherches menées par les effectifs de la police nationale se sont révélées fructueuses. Rapidement déployés dans le secteur, les policiers ont identifié, vers 2 h 30, deux individus qui erraient dans le quartier. Fortement alcoolisés, ils présentaient des blessures et des traces de sang sur les pieds, ce qui a attiré l’attention des enquêteurs. Ces deux suspects ont aussitôt été interpellés et conduits au commissariat central de Nouméa, où ils ont été placés en garde à vue.
Devant un juge d’instruction
Selon le procureur de la République, les deux mis en cause ont reconnu, à ce stade des investigations, avoir porté des coups de pied et des coups de poing à la victime. Les circonstances exactes de l’agression et le mobile restent encore à déterminer. Les investigations se poursuivent pour préciser le déroulé des faits et le contexte de ce passage à l’acte criminel. Une autopsie a été ordonnée par le parquet. Elle doit être pratiquée en début de semaine par les médecins légistes de l’unité médico-judiciaire. Elle permettra de déterminer avec précision les causes du décès et la nature des violences subies. Le parquet de Nouméa a ouvert, lundi après-midi, une information judiciaire pour homicide volontaire. À l’issue de leur garde à vue, les deux suspects ont été présentés à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen. Le parquet devrait, en toute logique, requérir des mesures de placement en détention provisoire mais, à l’heure où nous écrivions ces lignes, la décision du juge des libertés et de la détention n’était pas encore connue. Le meurtre est passible d’une peine de trente ans de réclusion criminelle devant la cour d’assises.




