Ils ont tous été écroués au Camp-Est. Le tribunal correctionnel de Nouméa a condamné, vendredi, quatre jeunes hommes, âgés de 19 à 22 ans, pour leur participation au cambriolage et à l’incendie volontaire du bâtiment administratif de la foire de Bourail.
Les faits remontent à la nuit du 2 au 3 janvier, au cours de laquelle cette bande avait pénétré sur le site de Téné, puis forcé l’ouverture du coffre-fort du comité d’organisation avant de mettre le feu au local. Le sinistre avait causé d’immenses dégâts : outre la destruction du bâtiment, le matériel informatique, et, peut-être plus encore, les archives de 47 ans d’histoire de cet évènement populaire, avaient été entièrement réduits en cendres. « On évalue les pertes à dix millions en ce qui concerne le matériel, et à vingt millions pour le bâtiment. C’est le cœur de la foire qui a brûlé », avait déclaré Levay Roy dans nos colonnes. Le président du comité avait déploré la perte « d’un patrimoine, d’une histoire et d’un symbole du monde agricole et rural calédonien ». L’incendie avait également entraîné la mise en chômage technique de trois salariés de la foire, qui s’étaient retrouvés dans l’impossibilité de travailler. « Il y a une incompréhension, car nous sommes là pour faire du bien, pour organiser un événement fédérateur et embaucher des jeunes. L’équipe est fatiguée, à bout de souffle, elle n’a plus le moral », avait-il décrit. Les constitutions de partie civile de l’association Comité de la Foire exposition agricole et artisanale de Bourail (FEAAB) et de la commune de Bourail ont été déclarées recevables. L’audience sur les intérêts civils, portant sur l’indemnisation du préjudice, a été renvoyée au mois de juin.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche




