A quelques encablûres de la rentrée scolaire, la Direction Diocésaine de l’Enseignement catholique a engagé un bras de fer avec le gouvernement. Faisant état de ses difficultés budgétaires, la DDEC annonce la fermeture de certains établissements qu’elle gère. « »
Dans une lettre rendue publique, adressée aux familles, aux équipes éducatives et aux partenaires institutionnels, la DDEC annonce la fermeture, à la rentrée prochaine, de 5 internats, ceux du collège Jean Baptiste Vigouroux à Poindimié, du collège Hippolyte Bonou à Pouébo, du Foyer Saint Jean à Bourail, du collège Saint Dominique Savio à La Foa, et du Foyer Saint Léon à Paita, ainsi que des cantines des écoles de Hunete à Lifou, de Nindhia à Houailou, de Téouty à Ponérihouen, d’Ometteux à Poindimié, de Touho, de Ouaré à Hienghène et de Saint Joseph d’Arama à Poum. Cette décision a suscité la réaction d’Isabelle Champmoreau, membre du gouvernement en charge de l’enseignement, qui n’a guère apprécié de n’en avoir pas été informée. Elle déplore surtout que la direction de la DDEC n’ait jamais répondu favorablement à ses demandes de rencontres et de réunions et surtout qu’elle ne collabore pas à l’audit, dont le principe a été adopté par le Congrès, en ne transmettant pas toutes les informations nécessaires à la bonne réalisation de celui-ci. En conséquence de quoi, a indiqué Isabelle Champmoreau, « je vous informe donc qu’à ce jour la Nouvelle-Calédonie ne versera pas les 150 millions restant à percevoir ».
Des places dans le public
Dans le même temps, le gouvernement et le vice-rectorat ont publié un communiqué commun dans lequel ils signalent qu’après l’annonce de fermetures d’établissements par la DDEC, « certaines familles pourraient faire le choix d’une inscription dans un établissement public d’enseignement, collège ou lycée ». Pour les lycées et collèges d’enseignement général ou technologique, à compter du lundi 9 février au mercredi 11 février, les familles peuvent contacter directement l’établissement souhaité, munies d’un justificatif de domicile, d’une copie du livret de famille et des bulletins scolaires de l’année 2025. « Dans ce contexte, précise le communiqué, les affectations seront réalisées en fonction des places disponibles dans chaque établissement public d’enseignement. À défaut, une solution pourra être proposée dans l’établissement public disposant de places et situé au plus proche du domicile ».
N.V



