L’Association pour la qualité de vie des patients en Nouvelle-Calédonie lance sa campagne annuelle de recrutement pour renforcer ses équipes auprès des personnes en souffrance et en fin de vie.
Alors que le débat sur la fin de vie agite l’Hexagone depuis plusieurs mois, avec un texte législatif renvoyé cette semaine devant l’Assemblée nationale après son rejet par le Sénat, l’AQVP NC – JALMALV Nouméa rappelle l’importance d’une autre dimension : l’accompagnement humain des personnes en souffrance. L’association, affiliée à la Fédération JALMALV (jusqu’à la mort accompagner la vie), lance comme chaque année sa campagne de recrutement de bénévoles. « On est 23 » actuellement, explique Françoise Le Troadec, coordinatrice de l’AQVP, « mais il nous en faudrait pratiquement le double ». Un effectif insuffisant pour couvrir l’ensemble des structures où intervient l’association : Médipôle, cliniques, CHT et établissements pour personnes âgées. Depuis plus de vingt ans, l’AQVP intervient auprès des malades hospitalisés, des personnes en chimiothérapie, des résidents en EHPAD et des patients en soins palliatifs. La mission des bénévoles ne relève pas du médical, mais répond à un besoin essentiel : être présent, à l’écoute, aux côtés de personnes traversant la maladie grave, le grand âge ou la fin de vie. « Ce qu’on essaye de leur apporter, c’est une bouffée d’oxygène », résume Françoise Le Troadec. « Le fait de pouvoir se confier à une personne neutre qui ne fait pas partie de leur famille, qui n’est pas un personnel soignant. »
Une formation obligatoire de quatre jours
Les futurs bénévoles devront consacrer au minimum deux heures par semaine aux visites et participer une fois par mois à un groupe de parole de deux heures animé par un psychologue. En contrepartie, l’association propose une formation complète et un suivi régulier. Cette formation gratuite et indispensable se déroulera sur quatre journées : les 21 et 22 mars, le 4 avril et le 6 juin 2026. Les participants apprendront notamment à clarifier leur rôle, à gérer leurs émotions, à pratiquer l’écoute active et la communication non verbale. Une attention spécifique sera accordée aux particularités culturelles locales, avec « le concept de la maladie et du deuil dans le monde kanak et les autres communautés », précise le communiqué de l’association. Les qualités recherchées ? « L’écoute, l’empathie, la bienveillance », énumère la coordinatrice, qui privilégie les profils de retraités, « parce qu’ils ont du temps et l’expérience de la vie », tout en ajoutant que tous les profils sont les bienvenus. Les candidats peuvent contacter l’AQVP avant le 13 mars pour un entretien individuel préalable, par téléphone au 75 33 57 ou par email à [email protected].
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Claire Rio-Pennuen




