Ils sont venus, ils sont tous là , sauf ceux qui ne veulent pas et qui s’enferrent dans cette posture dont ils ne pourront plus jamais sortir. En effet, tous les signataires de l’accord Élysée-Oudinot défendent ensemble et d’une même voix, les textes qu’ils ont négociés et signés. C’est enfin l’image que les Calédoniens attendaient, et n’espéraient peut-être même plus, eux qui réclament depuis des lustres que les partis politiques, quelles que soient leurs options et leurs convictions, s’unissent et Å“uvrent ensemble pour l’avenir. Et cette image-là , qui n’est pas qu’une enluminure, les partis politiques nationaux l’ont vue, et ont dû la prendre en compte. Y compris ceux qui s’échinent à ne pas vouloir admettre et comprendre la réalité politique calédonienne au nom de leur extrême gauchisme. De quelques bords qu’ils soient, les représentants de la Nation doivent réaliser qu’il y a un accord, qui n’a rien de « pseudo », et un consensus qui, s’il n’est pas général, existe et prospère néanmoins. Un consensus qui s’est construit parce que les uns et les autres ont tu leurs divergences, et consolider leurs convergences. C’est un geste fort qui, dans l’esprit, s’inscrit en droite ligne de Matignon et de Nouméa. Un geste sur lequel nous aurons à nous prononcer. N’oublions pas, en effet qu’en juin ou juillet, l’accord de Bougival complété par celui de l’Élysée-Oudinot, sera soumis à l’approbation des Calédoniens. Â
Nicolas Vignoles Â



