L’assistance, à commencer par le chef de l’État, ne s’attendait sans doute pas à une telle déclaration du député Nicolas Metzdorf. Les mots sont forts, les critiques implacables, les jugements sans nuance.
« Je ne sais pas très bien ce que nous faisons ici aujourd’hui », c’est ainsi que Nicolas Metzdorf, député de la première circonscription, a entamé sa déclaration liminaire en ouverture de la réunion de l’Élysée. S’il remercie le chef de l’État de l’invitation, précisant que « c’est toujours un honneur pour un amoureux de la France d’être ici dans ce palais », il ajoute sans ambages que « c’est aussi un honneur pour un député de la nation de s’exprimer après une personne condamnée à de l’inéligibilité. Mais j’imagine que c’est pour avoir un représentant du FLNKS à table ». Propos visant Philippe Gomès ! S’il déclare ne pas savoir ce qu’il fait à cette réunion, c’est parce que, dit-il, « nous ne l’avons ni demandée ni même envisagée, car, pour ce qui nous concerne, nous avons accompli tout ce qui devait l’être. Nous avons travaillé. Nous avons négocié. Nous avons concédé ». Estimant que ce ne sont pas les partis non-indépendantistes qu’il fallait inviter, Nicolas Metzdorf précise : « ce sont les ministres, et surtout les groupes parlementaires qui, au lieu de remettre en cause le démantèlement progressif de l’unité nationale engagé à Bougival, demeurent paralysés par la peur. La peur que les extrémistes du FLNKS incendient de nouveau la Nouvelle-Calédonie. La peur de passer pour infréquentables aux yeux de certains médias bien-pensants. La peur, enfin, de s’affranchir du carcan idéologique décolonial hérité du XXe siècle ».
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Légende photo : Nicolas Metzdorf n’a pas hésité à dénoncer « la faiblesse manifeste » de l’État face au FLNKS. Photo DR
Nicolas Vignoles



