Christian Tein était devant les juges, non pas en tant qu’accusé mais en tant que « victime ». Il a attaqué Sonia Backes en diffamation après que la présidente de la province Sud l’a qualifié de « terroriste ». Le président du FLNKS s’est exprimé devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris par visio-conférence, expliquant n’y être pour rien dans l’insurrection de la CCAT, qu’il présidait pourtant, assurant même que la nuit du 13 mai, « il était chez lui, et il dormait », du sommeil du juste sans doute. Il faut bien savoir que Christian Tein, à l’entendre, n’est au courant de rien et ne participe à rien. Rien à voir avec les émeutes, mais aussi rien à voir avec Bougival puisqu’à l’en croire, il n’était pas à Bougival et il n’a pas donné son accord à la signature du texte. C’est un système de défense comme un autre, mais qui ne convainc que les Lou Ravi ou les partisans forcenés. C’est assez étonnant d’ailleurs que le président du FLNKS-CCAT ait porté plainte pour diffamation, quand on connaît la teneur de tous les discours qu’il a pu tenir avant et après le 13 mai, ou lorsque l’on se rappelle des chefs d’accusation portés contre lui, et auxquels il va bien falloir qu’il réponde un jour ou l’autre. Cette affaire de diffamation n’est qu’un prélude à un procès que toute la Calédonie attend et que Christian Tein redoute peut-être, parce qu’il n’y a pas loin de Saint-Louis à Mulhouse.
Nicolas Vignoles



