Ils sont venus et ils ont vu. Les députés Ensemble pour la République viennent de passer cinq jours en Calédonie, pour voir, appréhender, comprendre. Et de fait, ils ont vu beaucoup de choses et rencontré beaucoup de gens. Était-ce une mission parlementaire de plus, comme nous en avons connu tant d’autres auparavant ? Pas sûr. Elle intervient quelques jours avant la réunion de l’Élysée, celle de la dernière chance très certainement concernant Bougival, et sans doute est-il important, sinon nécessaire, d’éclairer la lanterne du chef de l’État sur la réalité calédonienne. L’enjeu est si important que l’avis et les retours des députés macronistes pèseront sans aucun doute. Car ce 16 janvier, soit il est acté que la mise en œuvre de l’accord de Bougival doit se poursuivre et un calendrier législatif et institutionnel est arrêté, soit il est décidé de poursuivre les négociations dans la perspective d’un nouvel accord, ce qui modifierait complètement la donne politique calédonienne. Car Bougival, cela a été dit et répété, va aux confins ultimes de l’émancipation, une fois la ligne franchie, c’est l’indépendance-association ou l’indépendance tout court. Il est donc capital que les neuf députés qui ont sillonné le pays tiennent à Emmanuel Macron le discours de vérité de ce qu’ils ont vu, de ce qu’on leur a dit et parfois même des détresses qu’ils ont rencontrées. Histoire que la semaine prochaine, on ne fasse pas n’importe quoi.
Nicolas Vignoles




