C’est toujours étonnant cette propension qu’à l’extrême-gauche à défendre les dictatures. Certes dans son idéologie, la dictature n’est jamais que de droite : Staline n’était-il pas « le petit père du peuple » ? Pourtant dans l’autoritarisme, la violence, et la répression, il n’y avait pas l’épaisseur d’une feuille de tabac (de Cuba) entre Pinochet et Maduro. L’offuscation de tous ces mouvements est donc aussi bruyante que dérisoire, et dans ce concert de protestation, on entend la petite voix de chez nous, émanant de l’UC et du FLNKS à l’égard desquels le régime de Maduro portait toutes ses attentions. Il en était de même autrefois avec Mouammar Kadhafi, comme quoi les autocrates qui soutiennent la cause connaissent parfois des destins funestes, ils devraient se méfier ! Mais la révolution, à leurs yeux, c’est toujours contre l’ordre établi, vocable qu’ils utilisent pour désigner la démocratie. Chez nous l’ordre est « colonial », mais cela procède de la même intention. N’allons pas croire que l’indignation chez certains de nos indépendantistes soit feinte, elle est réelle car tout ce qui contribue à la lutte est bon à prendre, c’est une approche très faustienne de la réalité politique. Leurs pleurs à l’égard de Maduro traduisent donc leur désappointement à la perte d’un allié qui pouvait se montrer utile.
Nicolas Vignoles




