Alcide Ponga a décidé de supprimer les ponts de l’Ascension et du 14 juillet, initialement proposés aux acteurs de la fonction publique.
Interrogé par Nouvelle-Calédonie La 1ère, le président du gouvernement, Alcide Ponga, a confirmé ce que certains craignaient déjà  : l’absence de pont dans la fonction publique en 2026. Ou, plus précisément, la réduction du nombre de ponts. Si celui du 2 janvier a bel et bien été accordé par l’institution, il sera le seul au menu de cette année alors que les ponts de l’Ascension et du 14 juillet, un temps évoqués, ont finalement été supprimés. Dans le contexte économique actuel, et alors que la Nouvelle-Calédonie peine à se relever de la crise dans laquelle elle est plongée depuis des mois maintenant, Alcide Ponga a jugé que ces week-ends prolongés offerts aux fonctionnaires n’étaient « pas nécessaires ». « Une journée comme ça où l’administration paye ses salariés à ne pas travailler, ça coûte 41,5 millions au gouvernement », avance le président calédonien, cité par nos confrères, pour justifier cette décision. Â
Mais, comme il fallait s’y attendre, les syndicats n’ont pas tardé à réagir. Et, dans un communiqué envoyé hier après-midi, la Fédé a dénoncé cette décision. « Dans le contexte économique, social et institutionnel particulièrement sensible que traverse la Nouvelle-Calédonie, il aurait été légitime, et souhaitable, que cette décision fasse, a minima, l’objet d’échanges dans le cadre du dialogue social. Une telle concertation aurait permis un débat éclairé, sans remettre en cause votre prérogative décisionnelle, mais en respectant les principes fondamentaux de la démocratie sociale », écrit l’organisation, qui évoque une mesure qui n’est « ni prioritaire » et « ni la plus adaptée au regard des enjeux actuels ». Cette décision ne serait, pour le syndicat, qu’une simple réponse afin de calmer les « revendications répétées du Medef ». « Dans la période actuelle, chacun a conscience que des efforts sont nécessaires. Les agents publics, tout comme les retraités de la fonction publique, ont déjà démontré leur sens des responsabilités et leur volonté de contribuer à l’effort collectif. Toutefois, ils ne sauraient porter seuls le poids des ajustements. Ils ne sont en rien responsables de la situation que traverse le territoire et ne doivent pas en devenir les variables d’ajustement », poursuit la Fédé, tout en appelant à  « un minimum de dialogue social ».Â
Légende photo : Steeves Teriitehau, le secrétaire général de la Fédé.
Claire Gaveau



