Qui eut cru que le Son et Lumière organisé ce jeudi 1er janvier au soir susciterait de telles réactions ? Un déchainement, une houle, une tempête sur les réseaux sociaux, sur lesquels les commentaires négatifs, ainsi que les publications, se sont accumulés. Comme d’habitude ceux à qui il aura plu n’ont rien dit, laissant donc place à toutes les critiques. Qu’il y en ait eu autant et certaines particulièrement virulentes, à l’encontre d’un spectacle gratuit que l’on pouvait quitter à tout moment si vraiment il ne plaisait pas, interroge. D’abord on nous dit que certains pensaient venir pour le feu d’artifice, mais faut-il vraiment ne s’intéresser à rien pour ignorer ce que l’on savait depuis des mois, à savoir justement qu’il n’y aurait pas de feu d’artifice cette année ! Un spectacle de ce genre, on aime ou on n’aime pas, est-on pour autant obligé de déverser sa désillusion et sa déception, de manière aussi vive ? C’est donc ça le monde où nous vivons où il nous parait nécessaire, quasiment vital, de faire état à la planète entière de ses états d’âme, quels qu’en soient les motifs et les raisons. Imaginons que la ville de Nouméa, et vu l’état des finances des collectivités elle pouvait en effet le faire, ait décidé que pour ces fêtes de fin d’année, elle n’organise rien, ni fééries, ni spectacle, rien, qu’en auraient pensé et écrit les écrivains et chroniqueurs des réseaux sociaux ?
Nicolas Vignoles




