On peut se l’avouer, depuis la nuit de la Saint-Sylvestre 2023-2024, on hésite à hurler « bonne annéééée » ! Personne ne pouvait imaginer en ce 1er janvier 2024 dans quels malheurs nous serions ensuite précipités. Alors la nuit prochaine, lorsqu’aux 12 coups de minuit nous basculerons dans 2026, quels souhaits porterons-nous ? Quels vœux prononcerons-nous auxquels nous pourrions croire ? Parce que des souhaits et des vœux, dans la situation dans laquelle nous sommes, nous en avons des centaines, des milliers ! Ne serait-ce que de nous sortir justement de la « situation ainsi créée » tant par l’accord de Nouméa dont on ne sait plus se défaire, que par l’insurrection de la CCAT dont nous payons toujours et pour un bon moment les conséquences. Nous voudrions en effet qu’en 2026, un accord soit véritablement définitif, quel que soit son intitulé, et que de celui-ci découle tout le reste : la relance, l’emploi, la croissance, la consommation, l’avenir et l’espoir. Nous voudrions que l’année 2026 porte en elle des perspectives qui permettent à notre société de retrouver de la cohésion et de la cohérence, des signes dans lesquels nous puissions croire. Oh oui, 2026 porte en elle bien des espoirs, et nous sommes prêts à les mettre en œuvre. En fait, tout ce que nous voudrions pour cette année nouvelle, c’est qu’elle ne charrie pas dans ses jours la boue des désillusions.
Nicolas Vignoles




