BB est donc partie. La jeune génération qui, pour l’essentiel, n’aura pas vu ses films, conservera d’elle ses déclarations et ses prises de position radicales, trouvant sans doute exagérés les qualificatifs de mythe, icône et légende dont on l’a gratifiée, et qui furent pourtant la réalité. Brigitte Bardot fut cette femme française dans la France de de Gaulle et de Pompidou, c’est-à -dire au zénith. 2025 se termine ainsi sur cette disparition, celle d’une époque et d’un temps « que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître », mais qui nous laisse à nous tant de regrets. Adieu donc 2025, l’année de Bougival, celle des espoirs enfin nés, mais rapidement douchés par les ukases et les outrances. Une année où à des espoirs a succédé un désespoir. Nous aurions tant aimé que cette année lève des incertitudes, calme les angoisses, révèle des perspectives. Las, elle s’achève en nous laissant dans le doute et l’expectative, l’incertitude et le questionnement. Aurait-elle été une année pour rien, nous qui avons toujours tant besoin que le zéphyr se lève et balaye notre ciel de tous ces nuages sombres ? Peut-être était-il donc temps que l’année se termine, et que 2025 laisse place à une aube que l’on souhaite nouvelle, sans que nous soyons naïfs au point de croire aux lendemains qui chantent !
Nicolas Vignoles




