L’Union nationale pour l’indépendance (UNI) tirait hier le bilan de l’Assemblée générale qu’elle a tenu samedi à Téné-Bourail. Il s’agissait de mettre en œuvre une organisation et de confirmer une démarche.
Maintenant que le Palika et l’UPM, principales composantes de l’UNI, ont quitté le FLNKS, l’Union estime avoir les coudées franches pour défendre et proposer sa propre vision des choses. Et celle-ci est simple : défendre la pleine souveraineté en partenariat avec la France, mais avec tout le monde. L’UNI entend donc défendre cette démarche d’ouverture, initiée par le président de la province Nord, en l’occurrence Paul Néaoutyine lorsque ce dernier présidait le FLNKS. « L’idée, explique Jean-Pierre Djaïwé, le porte-parole de l’UNI, étant de faire en sorte que les Calédoniens soient associés à la mise en œuvre des politiques publiques dans les différentes collectivités que sont les communes, les provinces, etc. Faire en sorte qu’on associe le plus de citoyens calédoniens possible dans la mise en œuvre des politiques publiques pour le bien de la population. Il y a très prochainement d’autres élections qui vont venir et on voudrait que cette démarche puisse être organisée dans tout l’ensemble du pays, que ce soit dans la province Sud, dans la province Nord et celle des Îles, dans la mesure du possible ».
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Légende photo : Les responsables de l’UNI lors de la confrence de presse.
Nicolas Vignoles




Bonjour La Voix du Caillou. Je vous lis depuis un certain temps avec beaucoup d’intérêt parce que je suis très attaché à l’avenir de la Nlle-Calédonie, autonome mais restant dans un cadre français. Je suis membre d’un groupe de réflexion du C.A.S. (Carrefour des Acteurs Sociaux dont le sièg est à Paris ) sur l’avenir des Outremer français. Je connais la Nlle Calédonie où j’ai des amis, je connais La Réunion où j’ai de la famille, je connais les Antilles française où j’ai aussi de la famille. Et moi, je suis un vieux Languedocien patriote français. L’avenir de la Nlle Calédonie me préoccupe beaucoup, après les évènements de 2024 qui ont ruiné l’économie du pays et j’ai du mal à comprendre les partisans de l’indépendance qui pensent que l’on peut faire l’indépendance avec un pays en ruine économique et en excluant toute une partie de la population active du champ de la citoyenneté, quelle que soit son origine, autochtone, ancrée sur le territoire ou métropolitaine venue vivre et travailler en Nlle Calédonie par amour de son territoire et de son histoire. Je comprends les frustrations des uns et des autres, des Kanaks comme des autres, mais je crois que les frustrations, au-delà de l’aspect ethnique et culturel, tiennent pour beaucoup au sentiment que l’on a, lorsque l’on est loin de la métropole (dont l’aspect tutélaire de soutien économique, culturel et social ne doit être sousestimé par aucune personne intelligente et raisonnable, abstraction faite de toute idéologie perbnicieuse) tient à ceci : depuis 1789 la France reste dominée par le centralisme jacobin qui a éliminé la
(Une fausse manoeuvre a interrompu mon message, je le reprends ici) le centralisme jacobin qui a éliminé la vision décentralisatrice des Girondins. Nous en souffrons en métropole quand nous sommes “la France périphérique” négligée par la capitale. Vous les Outremer, géographiquement plus éloignés encore, vous en souffrez davantage. Pour lutter contre ce sentiment de dévaluation, il faut modifier cette relation à sens unique “centre vers périphérie”, pour revendiquer à votre niveau une relation qui fasse de vous un centre de rayonnement et d’attraction culturel et économique vers votre environnement régional du Pacifique sud : développer l’attractivité de votre université, susciter la création ou la multiplication de centres de recherche scientifique capables de rayonner sur cet environnement et de devenir attractif, faire en sorte que les diplômés de votre université, qu’ils soient Caldoches ou Kanaks, trouvent à s’employer sur place ou dans des structures de “diplomatie active” qui leur donne un rôle “offensif” de représentativité dans votre environnement régional. Ce sont ces moyens-là , de représentativité régionale d’un territoire de culture française dans son environnement, qu’il vous faut revendiquer de la métropole. Il me faudrait développer davantage sur la méthodologie mais vous trouveriez sans doute que mon message est trop long. Je reste à votre écoute pour en dire davantage, sur les moyens et les modalités de mise en oeuvre de cett ébauche de programme. Pensez interne pour le développement du territoire; pensez international pour son rayonnement régional. Bien cordialement, JM Roussignol, consultant international retraité, secrétaire général d’ICEO (www.association-iceo.fr) , membre associé du C.A.S..