Construit en 1985, l’abattoir de Bourail n’était plus adapté à la filière et au marché. Un vaste projet de modernisation et de rénovation vient de débuter.
C’est à l’initiative de l’OCEF avec le soutien des provinces Sud et Nord et de l’État, que l’abattoir de Bourail est entré dans une nouvelle vie. Cette nouvelle et importante étape a été rendue possible grâce à un investissement direct de l’État de l’ordre de 360 millions de francs, mais aussi du soutien des provinces Sud et Nord. Un chantier d’un coût total de 500 millions, qui va voir l’abattoir de Bourail disposer d’un atelier de découpe modernisé, d’une unité de surgélation, et de chambres froides neuves, des équipements qui vont permettre d’améliorer la logistique et les livraisons. « Notre mission première », a souligné Lionnel Brinon, président de l’OCEF, « est de servir. Servir tous les éleveurs de la Calédonie en leur permettant de faire abattre leurs animaux à des prix garantis, et servir les consommateurs en leur proposant des viandes de qualité ».
Des projets structurants
Une cérémonie, réunissant les représentants de l’État, du gouvernement, des provinces Sud et Nord, de l’OCEF, de la mairie de Bourail, de la Chambre d’agriculture, du Syndicat des éleveurs, de la FNSEA, était récemment organisée afin de marquer le coup pour la pose de la première pierre. Car, il faut préciser en effet qu’à cette modernisation de l’abattoir, s’ajoute le lancement d’un projet de plateforme de compostage des déchets organiques issus de l’abattoir. « Avec cette plateforme, la rénovation et les extensions », a poursuivi Lionnel Brinon, « ce sont plus de 140 millions qui seront investis entre 2025 et 2026 sur Bourail. Les déchets seront transformés en compost hygiénisé, réutilisable notamment pour la reforestation, en remplacement des engrais chimiques importés. Les premières tonnes seront produites dès 2026 ». Et pour la province Sud, ces deux chantiers structurants « inscrivent l’abattoir de Bourail au cœur d’un développement durable, au service des éleveurs, des entreprises locales, des consommateurs et de l’autonomie alimentaire de la Nouvelle-Calédonie ».
Nicolas Vignoles




