Les élus du Congrès ont rendu hier après-midi un avis favorable sur le projet de loi organisant la consultation des populations « intéressées » de Nouvelle-Calédonie sur l’accord de Bougival, au 15 mars prochain.
Un résultat sur le fil du rasoir, avec sans surprise, un vote favorable de l’Intergroupe Loyalistes, du Rassemblement et de Yoann Lecourieux – 19 voix ; un vote défavorable du groupe UC-FLNKS et nationalistes – avec 14 voix ; et 19 abstentions, issues des groupes UNI, Calédonie Ensemble et Eveil océanien. Cette séance au caractère solennel s’est donc déroulée sans réelle surprise, avec des prises de parole conformes aux positions développées par les différents groupes. Pierre-Chanel Tutugoro a d’emblée rappelé la position de son groupe UC-FLNKS et Nationalistes : l’accord de Bougival « enfermerait la Nouvelle-Calédonie dans la France ». Lors de cette séance, il a encore déclaré que « l’Etat ne recherchait pas le consensus mais agissait en fonction de ses intérêts propres et oubliait les leçons de l’histoire ». Roch Wamytan a affirmé que « l’Etat imposait, brouillait les cartes et se livrait à un exercice de dévoiement de la démocratie », dénonçant une énième fois un « passage en force ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Isabelle Peltier




