Une peine d’un an de prison ferme a été prononcée par le tribunal correctionnel de Nouméa à l’encontre d’un détenu qui a donné un violent coup de tête, le 19 novembre dernier, à un gardien du centre pénitentiaire de Nouville.
Le tribunal correctionnel de Nouméa a condamné un détenu du Camp-Est à un an de prison ferme pour des violences et des outrages commis sur un surveillant pénitentiaire, le 19 novembre dernier. Alors que les détenus étaient invités à regagner leurs cellules après leur séance de sport, l’un d’entre eux a donné un coup de tête à l’agent par surprise. « Il ne laissait présager aucune hostilité à son égard. Pourtant, l’individu avait prémédité son passage à l’acte. Profitant d’un bref instant d’inattention, il lui a asséné un coup de tête d’une violence extrême en plein visage », avait dénoncé le syndicat FO Justice. La victime a eu le nez cassé et le médecin lui a prescrit cinq jours d’ITT (incapacité totale de travail).
Jugé en comparution immédiate, le détenu a expliqué qu’il avait été vexé par le surveillant qui lui avait demandé de ne pas obstruer l’œilleton de sa cellule et de cesser de faire passer des objets à ses voisins grâce à la technique du « yo-yo ». Surveillant pénitentiaire depuis 2022, « mon client a extrêmement mal vécu cette agression. Nous sommes satisfaits de la décision du tribunal, qui est dans la continuité des réquisitions. Il faut bien le comprendre : s’en prendre à des gardiens est passible de prison ferme », déclare l’avocat Me Martin Calmet. Au lendemain de l’agression, le syndicat FO Justice avait dénoncé « la cinquième agression en moins de deux mois ». « Trop, c’est trop. La réalité, ce sont nos collègues qui encaissent chaque jour, tandis que l’administration et la direction locale se murent dans un silence ou dans des justifications devenues insupportables ».
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



