On aime Sophie Borneck, son sourire, son énergie et sa créativité. On goute notre plaisir au fait qu’elle nous revient pour une nouvelle exposition, nous emmenant à la découverte de son univers si particulier.
Depuis quelques années, Sophie Borneck nous fait voyager dans le monde des mitochondries, le minuscule, le microscopique pour mieux nous comprendre nous-mêmes, et nous analyser. Les mitochondries, un « alphabet du vivant » nous dit-elle qu’elle décline dans une accumulation de motifs cellulaires, colorés, lumineux, mouvants, une autre manière de décrire le vivant. Cette série novatrice a séduit un large public, et bien au-delà du lagon calédonien. La délicatesse avec laquelle l’artiste s’exprime, a ainsi touché les japonais, et Sophie trouve désormais sa place dans de nombreuses expositions au Pays du soleil Levant, elle a ainsi été sélectionnée pour la « Dynamic Contemporary Artist Exhibition » par Spatial Art Toram au prestigieux National Art Center de Tokyo qui s’est tenue du 27 novembre au 7 décembre dernier, et ce avec le soutien du Fonds d’aide aux échanges artistiques et culturels pour les Outre-mer.

Le monde de la céramique
Sophie Borneck est une exploratrice, et cette exposition « Entropie », nous livre le travail auquel l’artiste s’est livrée avec aplomb et talent, dans la céramique. C’était osé, car par ce média, Sophie Borneck a accepté de n’être plus maitresse de sa création, en soumettant la terre et les émaux à l’épreuve du feu, c’est en effet l’énergie thermique qui dicte la forme finale de l’œuvre. C’est la définition parfaite de l’entropie, cette grandeur physique qui caractérise le degré de désorganisation d’un système. Il y a donc là , dans le travail réalisé à la galerie In Situ, une vraie prise de risque. Mais le résultat est à la hauteur de cette prise de risque : des céramiques au façonnage étonnant où le travail sur la couleur a un rendu sublime, le tout enchâssé dans ce qui reste l’âme de Sophie, nos fameuses mitochondries. Et le résultat ne peut laisser personne indifférent.

C’est une nouvelle étape dans un parcours artistique réussi pour cet artiste autodidacte qui, ayant accumulé une belle expérience, est à l’orée d’une carrière plus grande encore. « Un parcours, nous dit-on, au cœur de l’actualité de l’artiste, qui expose simultanément à Nouméa et au Japon, offrant ici une immersion complète dans son univers où la mitochondrie devient le miroir de la beauté mouvante du monde ». Admirer cette nouvelle exposition de Sophie, c’est prendre un moment ailleurs, façon d’oublier aussi un peu de ce quotidien calédonien parfois si rude et pesant. Une bouffée de meilleur.
A voir
Sophie Borneck nous propose l’exposition « Entropie », à voir jusqu’au 31 décembre à la Villa Cachée, 27 boulevard extérieur. Ouverte du mardi au samedi de 10 h à 14 h.
Légende photo : Sophie Borneck, artiste accomplie toujours à la découvertes.




