Selon plusieurs sources, y compris politiques, le président du FLNKS serait de retour en Nouvelle-Calédonie le 4 décembre prochain.
Christian Tein participerait ainsi au congrès extraordinaire que le FLNKS organise deux jours plus tard, 6 décembre, à Ponérihouen. FLNKS, disait l’UC, qui « demeure le mouvement de libération reconnu et légitime du peuple kanak, ouvert à toutes ses forces vives, porteur de son histoire, de ses droits et de son aspiration à la pleine souveraineté ». Lors de ce congrès, le FLNKS réitérera son opposition et son rejet de l’accord de Bougival, mais également de la consultation des Calédoniens proposée par Naïma Moutchou. Il devrait aussi décider d’un certain nombre d’actions visant à faire échec à l’accord, usant pour reprendre les termes de Roch Wamytan, « de tous les moyens légaux pour éviter qu’elle soit organisée ». Toujours mis en examen pour vols en bande organisée avec arme, destructions en bande organisée, et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crimes et délits, Christian Tein reste également placé sous contrôle judiciaire. Un contrôle judiciaire récemment allégé, puisqu’après appel du parquet général, la cour d’appel de Paris a confirmé que le président du FLNKS, comme ses co-accusés, pouvaient rentrer en Nouvelle-Calédonie.
Ce retour tardait jusqu’alors. Disposant d’un passeport d’urgence valable un an, Christian Tein et les autres accusaient l’État de ne pas vouloir accorder la pièce d’identité nécessaire au voyage de retour ou de retarder les procédures d’obtention. Une solution, peut-être même politique, semble avoir été trouvée, si l’annonce de ce retour se confirmait.
N.V




