Les agents pénitentiaires ont profité de la visite de Naïma Moutchou au Camp-Est, hier matin, pour dénoncer la réalité de leur quotidien et leurs difficiles conditions de travail.
Un comitĆ© dāaccueil pour tenter de faire entendre leur voix. Une dizaine dāagents du centre pĆ©nitentiaire, regroupĆ©s sous les banniĆØres Force ouvriĆØre, SOENC et STKE, se sont mobilisĆ©s hier matin alors que la ministre des Outre-mer, NaĆÆma Moutchou, devait visiter le Camp-Est. Les banderoles installĆ©es sur la devanture de lāĆ©tablissement donnaient le ton quant Ć la lassitude qui existe aujourdāhui au sein de la prison noumĆ©enne. Le mot est presque faible. Ā«āÆConditions inadmissiblesāÆĀ», Ā«āÆdangersāÆĀ», Ā«āÆmĆ©prisāÆĀ»ā¦ Les phrases choc Ć©taient visibles pour dĆ©noncer la triste rĆ©alitĆ© dans les couloirs de celle qui est parfois dĆ©crite comme Ā«āÆla honte de la RĆ©publiqueāÆĀ». Car, si les conditions de dĆ©tention sont rĆ©guliĆØrement pointĆ©es du doigt ā le juge des rĆ©fĆ©rĆ©s du tribunal administratif de Nouvelle-CalĆ©donie ayant notamment ordonnĆ© Ć la direction du centre deāÆĀ« prendre toutes les mesures Ā»āÆpermettantāÆĀ« dāamĆ©liorer les conditions dāinstallation des dĆ©tenus Ā»āÆfin octobre aprĆØs lāaction judiciaire de cinquante dĆ©tenus, la situation demeure au point mort ou presque.Ā Ā
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Claire GaveauĀ




